« C’est ce que j’appelle le « catastrophisme éclairé ». Il nous faut vivre désormais les yeux fixés sur cet événement impensable l’autodestruction de l’humanité -, avec l’objectif, non pas de le rendre impossible, ce qui serait contradictoire, mais d’en retarder l’échéance le plus possible. Nous sommes entrés dans l’ère du sursis. »
« Sur la base de nombreux exemples, un chercheur anglais a dégagé ce qu’il appelle un « principe inverse d’évaluation des risques : la propension d’une communauté à reconnaître l’existence d’un risque, explique-t-il, serait déterminée par l’idée que l’on se fait des solutions »
« Il s’agit surtout de ne pas moraliser, mais de faire voir que [notre] mode de vie est absurde, « contre-productif » (…). J’ai montré naguère que l’automobiliste moyen sacrifiait le quart de sa vie éveillée à son engin, soit en se déplaçant effectivement, soit en travaillant pour se payer les moyens de ses déplacements. Rapporté à la distance moyenne parcourue, cela donne une vitesse de 7 kilomètres à l’heure. Le vélo est bien plus performant. »

L’entretien publié par L’Expansion
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